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Pas de représentant(e)s des usagers au collège de la HAS !

Edit – Christian Saout a finalement été nommé au Collège de la Haute Autorité de Santé : Thomas Sannié, président de l’ Association francaise des hémophiles et de notre coalition : « Les [im]Patients, Chroniques et Associés félicitent Christian Saout pour sa nomination au collège de la Haute Autorité de Santé. Il pourra y porter la voix des patients et y apporter toute son expertise. »

 

[im]Patients, Chroniques & Associés s’associe au Ciss / Unaass pour dénoncer l’absence de représentant(e)s des usagers du système de santé au collège de la Haute Autorité de Santé (HAS).

EPSON MFP imageLa Haute Autorité de Santé est un organisme indépendant qui travaille sur la qualité du système de santé. Au sein de la HAS, la pluridisciplinarité est très présente, au travers de groupes d’expert, ou de commissions, dans lesquelles les représentants d’usagers sont parties-prenantes jusqu’à présent.

Ses travaux montrent l’avantage d’impliquer les personnes concernées dans les projets et dans l’évaluation.

[im]Patients, Chroniques & Associés dénonce dès lors le manque de clairvoyance de ceux qui ont nommé les membres du collège et la contradiction de ne pas inclure de représentant(e)s des usagers dans sa gouvernance. Nous demandons à ce que les usagers soient parmi les capitaines du navire, autant que matelots à l’œuvre pour un meilleur système de santé !

(illustration : Hélène Bonardi)

Le communiqué de presse du Ciss

« La démocratie sanitaire : une incapable majeure?

Le jour même de la création de l’Union nationale des Associations agréées du Système de Santé, la désignation du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé exclut une fois encore un représentant des usagers de sa composition.

Alors même que la loi de modernisation de notre système de santé prévoit la représentation des usagers au sein des instances de gouvernance des agences sanitaires, la HAS passe outre cette nouvelle obligation.

Au-delà du symbole, c’est un bien mauvais signe qui est envoyé à l’ensemble des usagers de la santé. Ne seraient-ils pas concernés par la certification des établissements de santé et l’accréditation des praticiens, par l’évaluation des produits / actes / prestations et technologies de santé ou des recommandations de bonnes pratiques en santé ? Les usagers de la santé ne sont-ils pas capables d’apporter leur expertise dans ces domaines ? Sont-ils condamnés à ce que d’autres parlent en leur nom?

Nous regrettons profondément cette décision politique en totale contradiction avec la volonté manifeste de la loi du 26 janvier 2016.«